Boucle bouclée

...

Accepte ce petit bout de beau
Goulot d'une bouteille
Bouteille de vin
Vaincue par un bleu
Bleu de travail
Travail de l'homme
L'homme qui façonne
De façon à changer
Changer le monde qui l'entoure
Tout redevient comme avant
Vents, mers et marées,
Marécages, îles, forêts,
Il faut réparer nos fautes,
Faute de quoi, le temps est compté,
Compte tenu de l'état de la nature
Tu reverras du gris
Grimace des déchets
Chez toi comme chez moi,
Moisissant dans un coin de chambre
Champs bretons et parisiens
Par ici rien ne pousse plus
Plutôt des usines d'acier,
Une mine assez néfaste
Fastidieuse, façonne ton visage
Sagement tu l'acceptes...

...
Boucle bouclée
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# Online seit Sonntag, 27. April, 2008 um 05:19

Geändert am Sonntag, 27. April, 2008 um 05:37

Get hurt...

Get hurt...
...


Inside I hide but feel so sad
And all those feelings drive me mad

People telling me what to do,
So many choices, through and through

Even friends seem to bring harm
And I feel their words disarm.

Girls and drugs, I've seen it all,
But I don't ever want to fall.

Nor do I want to hurt,
Any free innocent bird...

No matter how I try,
Relationships just die.

Girls come, girls pass,
And I remain, allas.

Any impression of doing things right
Turns out to be out of sight

And all this feels like Hell,
For there's noone I could tell.

In this world I seem to drown
Explaining why I feel so down.

All that smalltalk day by day
Makes me wanna walk away.

I've asked for nothing,
can't have everything.

Nowhere I know I could feel home,
People don't get I wanna be left alone...

People forget I'm distant and corrupt,
I'm on a highway and can't stop.

One day, there's nothing more to take,
All will be gone, and I will wake.

My mind's so twisted and destruct,
In a strange life that is all fucked up

But today I see,
we found the remedy.

# Online seit Sonntag, 27. April, 2008 um 05:22

Geändert am Mittwoch, 30. April, 2008 um 10:15

Time and a word...

Time and a word...
"Let the Music do the talking"
Aerosmith

# Online seit Mittwoch, 07. Mai, 2008 um 13:19

Geändert am Samstag, 28. Juni, 2008 um 05:14

Time : beginning of a world creation (remerciement à une fleur)

Time : beginning of a world creation (remerciement à une fleur)

Le chaos de l'hiver
Me rappelle mon esprit.
Démiurge et solitaire,
Je vagabonde la nuit.

Je crée un monde nocturne
Dans lequel je suis maître,
Sous le signe de Saturne
Qui brille à ma fenêtre.

Mais arrive un matin,
Où l'on ne peut repousser
Ce qui de droit revient
A la nature d'achever.

Car mon univers stagne,
Au confins de ses limites.
Il perd plus qu'il ne gagne,
Et de plus en plus vite.

Il manque un élément,
Qui lui-même implique
L'ultime boulversement
De mes plaines oniriques.

Ainsi je lâche les rennes
Du char de création,
Ma tentative fut vaine
Je l'admets par raison.

Et Dame Nature descend
Dans mon profond exil,
Portée par le vent
Qui souffle parfois des îles.

Elle prend pitié de moi
Quand elle voit ma misère,
Mais ne me reniant pas,
Dame me donne sa lumière.

Je la verse sur un monde
Qui ne sera plus mien.
Et il émerge de l'ombre,
Du néant sort le bien.

L'hiver pousse un grand cri,
Il ne veut pas partir,
Il pleure et me supplie.
Ce n'est plus mon Empire...

Les couleurs s'effacent,
Elles coulent en ruisseaux
Laissant de fraîches traces,
Il n'y a plus que des mots.

Pas de gris, cette teinte moche,
Une pure blancheur
J'en mets un peu dans une poche
Contre mon c½ur.

Et alors Dame Nature
Enclenche l'apocalypse de vert,
Me révèle le futur
D'une pensée solidaire.

Explosent les torrents
D'eaux claires, pures, vives !
D'un mouvement ascendant
Vers le ciel, l'onde dérive.

Et les flots pleins de remous
Sont une vague qui fait vivre,
C'est à se tordre le cou
Que de vouloir les suivre.

Le firmament s'épaissit
Des nuages s'y accordent
Il n'y a plus de nuit
C'est une fête du désordre.

« Tu ne voyais pas encore,
Mon être aimé,
Mais c'était ton aurore
Avant ta nativité. »

Les flots retombent
Sur la terre sans défense
Et il pleut des trombes,
Des flots qui ensemencent.

Un déluge qui lave
Et donne un teint halé
A une terre-épave
Avant de l'exaltérer.

Ensuite le soleil surgit.
Sa rougeur brûlante
Complète le bleu transi
Du sol qui sent les plantes...

Une chaleur embaume
Les sommets de neige, blancs,
les toits de chaume
à venir, pour le moment.

La lumière précipite
Le mouvement fluide
En forme de huit,
Mais trop rapide.

Et devant mes yeux
Il n'y a plus de lois,
Vert naît de rouge et bleu,
Mais je ne m'étonne pas...

Les plaines mornes
Deviennent des prairies.
Bouleau, Chêne et Orme
Poussent des restes de pluie.

La tâche qui incombe
A ces arbres fort et durs
Est de te donner de l'ombre,
Quand le soleil perdure.

Et voici un oiseau.
Il se pose sur une branche.
Il m'annonce que bientôt
Viendra l'égérie blanche.

Je ne me presse pas,
Je suis patient.
Je reste assis là
Et je t'attends.

Les oiseaux s'agglutinent
Maintenant sur les arbres.
Ils piquent leur résine,
Et ceux-là restent de marbre.

Les volatiles sont colorés
Un arc-en-ciel de plumes
Qui finit de dissiper
Quelques restes de brume.

C'est le tour des créatures :
Elles occupent la forêt
Pleine d'odorante verdure,
En entendement parfait.

Des lions à la crinière dorée,
Des gazelles et des lièvres,
Des chats, des chiens égarés
Des singes et des chèvres...

Une multitude indénombrable
Se presse sur la terre
Qui devient habitable
Quand se retire la mer.

Le calme se rétablit,
Il ne manque plus qu'une chose,
Mais voilà que m'éblouis
Un char blanc qui se pose.

En descend la Beauté,
Et m'appelle par mon nom,
Et sa voix veloutée
Est une symphonie de sons.

Elle sait ce que je déplore,
Et rien ne le compense,
Pas l'argent ni même l'or,
Une douloureuse abscence.

Elle vient me soulager,
Allégorie céleste.
Mon amour déphasé
Est tout ce qu'il me reste.

Les fleurs arrivent,
Voici ma joie !
Des couleurs vives
Dont se paraient les rois.

La beauté leur donne
La dernière finesse
Et l'orchestre résonne
En tonnerre d'allégresse.

Une véritable sonate,
De jaune, de bleu d'azur
De pourpre et d'écarlate,
Contraste dans la nature.

Festival d'étincelles,
De jours chauds et gais,
Les rayons du soleil
S'empressent d'arriver.
Toute la création se chante,
Mais mon heure est venue.


Je conclus mon attente,
Tout ça, je l'avais vu...

Il reste une fleur terne,
Je m'approche ,
C'est elle, l'être suprème.
Je fouille dans ma poche...

Et je sors la blancheur
Conservée précieusement,
Gardée sur mon c½ur,
Attendant ce moment.

Je la lui donne
Et me retire,
Et elle rayonne
Comme mille saphires.

Et, seul, je la contemple,
Ma belle aimée,
Merveille du monde ample
Qui vient de se créer.

Je reste assis là
Quand elle grandit,
A quelques pas,
Elle est la vie.

Elle est simple et douce
Et c'est son charme,
La magnificence se pousse,
Ses pétales la désarme.

Et puis je m'en vais,
La laissant se complaire.
Ce qui était à faire est fait,
Je retourne aux enfers.

Je retraverse le temps,
Création, mot sans inverse !
Comment défaire maintenant
Mes mots qui se renversent ?

Un vent sec et amer souffle,
Les arbres perdent leurs feuilles,
L'eau remonte dans la source,
Ma nature est en deuil.




Les morts se plaignent
D'être tant laisés
Car sous mon règne
Pas de pitié...

Un échec retentissant
Brûle devant moi,
Brûle en-dedans
Brûle si froid...

Laisser faire quand on ne sait pas,
L'orgeuil fulgurant me résiste,
Me pousse, et on en vient là,
Jamais printemps ne fut si triste.

Une éclosion des pollens,
Que je voulais,
Devenue cancérigène,
Je le prévoyais.

Derrière moi l'herbe s'agite
Dans un doux murmure,
Devant, des geysers, à la suite,
De feu et de cyanure.

Les ténèbres, mes oxymores,
Souvenir d'un ciel lyrique,
Des rouages d'argents et d'or
Réactivent mes mécaniques.

Quand j'y repense en songe,
Si ma conscience le veut,
Un paradoxe me ronge :
Je la connais si peu...

Une ½uvre achevée,
Qui dépasse mon entendement.
Cette nuit je n'ai pas rêvé,
J'étais au ciel d'antan.

Déraison sortie de brume,
Décidé ce matin,
Je pose sur ma plume
Le cadenas de la fin.

# Online seit Sonntag, 25. Mai, 2008 um 04:40

De la mer, de l'amour et de la mort, ou Le petit Vampire Mécanique

De la mer, de l'amour et de la mort, ou Le petit Vampire Mécanique


Dédicace à Julie

Dans mon esprit résonne
Une envoutante musique
Qui fait que je m'adonne
A mes délires lyriques,
Où une sirène se donne
à un vampire mécanique.

Il aimerait voir sa chérie
Jouer la musique de ses envies
On ne peut tout avoir
On ne peut tout savoir
Il faut chance et logique
Quand on est mécanique.

Son c½ur va s'arrêter
Elle a volé la clé
Sa nature lui résiste
Son amour le rend triste,
Pas même la douce musique
N'apaise l'angoisse mécanique.

Les étoiles,il les savoure
Chacune, chaque nuit,
Quand vient le jour
Revient l'ennui.
Il en aime toujours
Une bien plus jolie
Mais aucun secours
Ne peut venir à lui.

Mon petit vampire
Visite son aimée,
Car il peut sortir
Une fois la nuit tombée.
Il la regarde dormir,
De loin, sur son rocher,
Il voit ses cheveux luire,
Et se laisse enchanter.
Il a un petit rire
Intérieur et muet
Quand elle a un sourire
Qui lui fait chavirer
Son c½ur d'or et de cuivre
Et de roues engrenées.
Ça le fait tant souffrir
De devoir vivre caché...

Un nuage passe
Son étoile disparaît
Ses rouages se cassent
Et il n'a pas sa clé
Le nuage s'efface
Elle l'a remarqué
Et un vrai c½ur remplace
Son système brisé.

Sa sirène s'ennuie
Seule, toute la journée.
Elle attend la nuit,
Et, dès le coucher,
La tendre compagnie
De son petit vampire adoré,
Qui la divertit
Avec facilité.

Dans les méandres
De son cerveau
Il veut comprendre
Ce qui est beau,
Veut la surprendre
Par ses mots

Mon vampire aime s'éterniser
Avec sa sirène préférée
Il se laisse porter par son chant
Sur un rocher face au couchant
La mer reflète son amour,
Va-et-vien de toujours.
Quand ils sont main dans la main
Le soleil ne lui fait rien
Deux immortels dans le port
De Copenhague qui dort.

Petit vampire s'amuse
Depuis quelques temps
Sans sa douce muse.
Il se sent coupable en-dedans
Mais ce remords s'use
Au fil du temps
Petit vampire n'est plus
Le romantique d'avant.

Mais le risque disparaît,
Petit vampire grandit.
Son amour renaît,
Et sa sirène le suit.
Pas de mots surfaits
Hier comme aujourd'hui,
Il veut être comme il est
Pour sa sirène chérie.

Et d'ailleurs celle-ci
Sait que son vampire ne vit
Que pour ses beaux yeux.
Ses poèmes sont bien peu
Face au pouvoir d'un sourire
Pour le petit vampire.

Petit vampire emmène
Vers les étoiles du ciel
Sa tendre sirène
Toujours aussi belle.
Et ils se promènent
Sous une lune de miel,
Son sourire l'entraîne,
Le sort du réel.

Sa sirène était une statue
A Copenhague, pendant longtemps
Elle a patiemment attendu
La venue de son amant.

Maintenant elle s'anime
Lesoir quand la ville dort,
Une créature sublime
Sur le rocher du port.

Puis il survient
Surgissant san bruit
Elle lui étreint la main
Et se presse contrte lui.

Ses mystères sont dans ses yeux
Une mer où il se noit
Un océan merveilleux
Son abscence lui fait froid.

Son c½ur à elle fait naufrage,
Attiré par les déclics,
Sur les doux rivages
De son c½ur mécanique.

A l'oreille il lui susurre
Ses fantaisies en poème,
Tandis qu'elle lui murmure
Un doux chant de sirène.

Le matin approche
Le soleil est en vue
Il doit quitter la roche
Elle redevient statue.

Petit vampire observe depuis la lune
Les étoiles avec des jumelles
Et horreur, il en manque une,
La plus belle manque à l'appel
Sa petite sirène adorée
Elle a disparu !
Elle s'est volatilisée
Il ne la voit plus...

Il attend, sans mot dire,
Le lever du Soleil,
Et il sombre dans la cire
Du dernier long sommeil.
C'est la triste fin du vampire...
Brusquement, je me réveille.

Je sors de ce rêve, fini,
Ce long délire lyrique.
Mais près de moi, sur mon lit
Repose une roue mécanique...

# Online seit Sonntag, 06. Juli, 2008 um 05:57